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De la pluie : en fréquence et en quantité

Mathieu

September 23, 2017


Après avoir vérifié où se trouvaient nos vaches, nos chèvres et nos cochons, voici une analyse du pays selon un facteur météorologique crucial qui détermine les cultures agricoles, les toits des maisons voire le moral des habitants : la pluie bien sûr. Poussé par la salutaire dynamique d’ouverture des données, Meteo France a publié quelques jeux de données issus de ses travaux (utilisées notamment pour visualiser le réchauffement climatique. Ici on s’intéresse particulièrement au modèle Aladin qui leur a permis de diffuser, sur 8 000 points du territoire, le nombre de jours de pluie (au moins 1 mm tombé dans la journée) et la quantité de pluie par mois, en moyenne sur une période de 1976 à 2005.

Pour passer d’une série de points à une information continue sur l’ensemble du territoire de France métropolitaine, on utilise la technique de krigeage pour interpoler l’information : comme d’habitude, toute la méthode et le traitement de données est disponible sur la page du projet quanticampagnes.

Où pleut-il le plus / Où pleut-il le plus souvent ?

A gauche, la carte de la fréquence (à gauche) et la quantité de pluie (à droite).

A peine plus de 50 jours de pluie dans l’année sur le littoral du Golfe du Lyon et des Bouches-du-Rhône, légèrement plus sur la Côte d’Azur et en Corse. Un peu plus dans les environs de Toulouse, les Pays de la Loire et le bassin Parisien, ou encore les secteurs non montagneux d’Auvergne, Rhône-Alpes et d’Alsace. Les champions du ciré et des bottes sont à chercher en Basse Bretagne (semblerait que la “vraie”" Bretagne soit celle qui mouille), dans les Vosges, le Jura, le Morvan et les Pyrénées. La carte de la quantité de pluie est elle beaucoup plus corrélée au relief : Vosges, Jura, les contreforts méridionaux du Massif Central, Alpes et Pyrénées. Rien qu’avec cette carte on devine les vallées et les massifs alpins. Le différentiel de volume de précipitations entre plaines et montagnes est particulièrement remarquable dans le Languedoc, en Alsace ou encore dans le Puy-de-Dôme.

La nuance entre fréquence et quantité est importante : on peut essayer de distinguer les zones où il pleut souvent à celles où il pleut beaucoup grâce à un analyse bivariée.